-Quadrant 8X-3.
-Opérateur : Classé Confidentiel.
-Sujet : Récupération, agent sur zone.
-Lieu : Paris, année 2012.


Début d'enregistrement

. J’avais opté pour un pantalon cargo gris, des bottes de cuir marron, une chemise beige du 19 ème siècle, et un petit veston noir aux parures doré, ainsi qu’un holster de cuir marron de mécatechnicien accueillant une doulynne, une grosse clé multifonctions pour des entretien en tout genre sur des AéroCargos. Afin d’embellir le tout, j’eu enfilé un long manteau en cuir marron clair également et y ajouta quelques bijoux bien connu de ce bel univers qu’est le steam punk, j’attrapa au passage disposé sur le porte manteau en laiton et bois sculpté, mon petit béret de mécatechnicien, pour ouvrir dans la foulée un portail dimensionnel qui me propulsa dans un endroit sûr dans ce quadrant. Un balcon métallique noir pourvus de gros rivets arrondis situé en haut d’un immeuble situé dans une des belles ruelles étroite surplombant la mer. Bienvenu à Paris, 25 décembre 2012. Pour des raison de sécurité, mon nom doit être tenu au secret pour ce registre. On nous appel les ingénieurs de strates, ou anomalies pour les auorités locales, car on nous confond souvent avec quand une avarie dimensionnelle fait irruption. Et ce serait bien trop long à vous l'expliquer, mais j’aimerai surtout vous raconter une histoire qui s’est déroulé sur ce Quadrant 8.

Sur 8x-3 en indice de temporalité un, L’ère numérique n’a pas émergé suite à la rupture d’une plaque tectonique ayant submergé une bonne partie du nord de la France en 1902. Aucune Guerre n’eu éclaté, et les événements ont engendrés une entre aide mondiale qui en est la résultante ici, un génie mécanique au plus proche des éléments naturels. Ici dirigeables, aérocargos, bateaux, flottent et volent aisément dans le ciel au gré des vents ou sont propulsés grâce aux moteurs perpétuels à vapeur, au cœur de cette ville aérienne et maritime. Une Ville Douce et agréable à vivre au fil du temps et des saisons. C’est ici que j’y ai beaucoup œuvré en tant que Capitaine au commande d’un Aerocargo, afin d’y développer des liens commerciaux entre les diverses villes et villages du Nord. Je pilotais un Ruv4 de 25 mètres, équipé de 12 voiles solaires et de deux ballons de 15 mètres de diamètre pour 75 de long qui portait le tout, aaaahh… Que de doux souvenir de ce cargo qu’était L’Èlionn, mon chouette équipage de 15 loups des airs, Janiss et ses cuistots, ainsi que leur succulent petits plats à en tomber par terre, fait avec les victuailles fraîchement pris ou troqués dans les ports aériens ou maritimes croisant notre route. Les soirées à festoyer sur le pont du navire dansant et chantant aux rythmes de la musique, bercé et entraîné par les vents venant des Ziuula. Les violentes tempêtes nocturnes nous poussant à la vigilance et aux manœuvres à bord, ainsi que les douces traversées à la lueur de l’aube... Que de bons souvenirs me revinrent. J’étais Avachi sur l’une des rambarde de la passerelle reliant les immeubles entre eux, contemplant au loin les embarcations flottant dans le ciel, me demandant avec nostalgie si ce bon vieux Ruv 4 le modèle qu'est l’Èlionn, était encore en un seul morceau de part sa nouvelle capitaine. Bon… Après je ne l’ai pas vendu à n'importe qui non plus, ma seconde est une perle et en à surement pris soin, ça fait un bail pour moi que je suis partis d’ici, mais seulement 4 années se sont écoulé ici par rapport à mon indice de temporalité. C’est vraiment nul que je ne puisse aller la voir, j’avais dit à Héléna que je partais pour les terres du sud, et nos adieux ont été vraiment déchirants. Je ne veux surtout pas fiche en l’air la temporalité de ce quadrant… Enfin… Allez mon poto, trêve de nostalgie.

Après avoir déhambuler et fait le funambule sur les passerelles aériennes et des câbles de maintien, j’arriva sur un des square aérien de la ville. Petit havre de verdure, doté de petits murets dessinant de larges allés afin de s'y promener. Cette place est suspendu dans le vide et flotte grâce à des ballons disposés à son pourtour. Elle est arrimée à l’aide d’imposant câbles situé tout autour d’elle étant eux reliés aux immeubles environnant. Je cheminais parmi les passants aux tenues vestimentaires élégant, diverse et varié. Quand le carillon à Phonotubes retentit pour y indiquer ses 14 heures, J’empressa donc le pas et me faufila dans la foule afin d'y emprunter la passerelle direction les quartiers Ouest en vue d'embarquer à bord d'un des Aeroporteurs, direction les Quartiers Louvazard. Attendant sur le quais, je me faisais discret, car j'étais déjà connu ici pour quelques faits d'interventions concernant des faits d’outre-passements Temporels. Les autorités dimentionels et moi ne sommes pas vraiment en très bon therme en vérité. Ce n'est pas que l’on se déteste, eux font leur job c’est tout, mais ils n'arrivent toujours pas à se faire à l'idée qu’on est là pour harmoniser les strates, que cela va bien au dela de leur personne ou l'idéologie de leur organisation. Ce qui crée quelques fois des conflicts innutiles que nous essayons d'eviter.
On doit toutefois prendre des précautions avec eux essayant de nous mettre hors d'état de nuire.
Ce qui à mon goût engendre des situations et des courses poursuites amusantes, coquasses et plutôt épiques.


Je fut soudain sortis de mes pensées par L'embarcation faite de bois et de laiton, surmonté d’un énorme ballon. Ce dernier propulsé par quatre hélice directionnel, vrombissant pleine balle afin de freiner sa course, pour ensuite s’appuyer sur le quai. Je me leva du petit banc d’où je m'étais installé. Dissimulé entre deux honnêtes gens, et marcha en même temps que la foule afin rester dans l’allée centrale, me tenant à une des main courante dorée verticale. Un bruit de décompression provoqué par un des piston à vapeur fit refermer la porte latérale, le vrombissement des hélices se fit entendre de nouveau, et nous voici partis, porté dans les airs au son des pales accélérant afin de donner suffisamment d’inertie à l'embarcation.
Admirant au travers des grandes baies vitrées ovales, sublimées sur leur pourtour de bois sculpté et de pièces polie en laiton, le soleil nous offrait sa plus belle teinte orangée, donnant à l'environnement un air de crépuscule. Cela est courant ici en hiver ; le magnétisme des pôles ayant quelque peu changés, une aura similaire aux aurores boréales parcourt le ciel en journée et le teinte de cette douce couleur.

J’aperçois au loin l’embarcadère des docks, là où plusieurs Aérocargos se sont amarrés. Les docks communiquent directement avec les zones fluviales pour les liens commerciaux, air, terre et mer. Après l’incident, beaucoup de villes aériennes et maritimes ont émergés au nord. Vous l’aurez compris, nous faisons partie de ceux allant par les airs faire du commerce avec ces villes. J’apercevais un magnifique Ruv 4 comme l’Èlionn que je pilotais. Il sont très reconnaissables car ce sont les rares constructeurs à adopter leurs voiles en ellipse afin de tirer meilleur parti du vent... Et ! Un kilomètre cinq cent, je vois toujours aussi bien, pas mal pour un vieux de plusieurs millénaires. Cela me met aussi des papillons au ventre de revoir tous ces bâtiments. L’Aéroporteur amorce doucement son ascension pour les quartiers ouest, je prend le temps d’admirer les diverses tenues vestimentaires des occupants à bord. De belles et longues robes bustier, à froufrous, laissant deviner des bas à jarretières pour certaines de ces dames. Et pantalon élégant, longues bottes de cuir, chemises, nœud papillons ; jaquette et haut de forme pour certains de ces messieurs tenant leur canne en main. Tendit que mon regard parcourait ces somptueuses variétés vestimentaires, il croisa celui d’une jeune et jolie demoiselle adossée, les bras croisés au fond du couloir central devant les baies vitrées. Elle porte une large salopette de mécanicienne grise, nouée à la taille, que deux larges bretelles venaient aussi maintenir, un petit pull serré de couleur jaune lui laissant apparaître son ventre. Ses cheveux noir quelques peu dissimulés sous une coiffe de chauffeuse mécanicienne, ébouriffé dû à l’huile et la poussière. Elle avait certainement dû oublier d'enlever ses petites lunettes rondes de soudure laissée sur sa coiffe. Son visage fin et ses yeux marrons me regardent timidement, et nous nous regardions comme cela depuis déjà quelques secondes ; mais j’avais vraiment l’impression que cela faisait plusieurs minutes. Je ne m’en lassais aucunement… Elle aussi apparement… Etait-ce elle enfin ? Là… Devant moi Après tout ce temps ? Je le sentais au plus profond de moi même, à en perdre la tête. Une partie de moi n’y croyait plus, et je ne savais que faire… J'avais peur, peur que si je franchisse le pas, que si je la retrouve, que si on se retrouve enfin... J’avais peur de la perdre de nouveau. Une partie de moi me disait de la laisser tranquille, qu'elle est très bien sur ce quadrant ne se souvenant plus, ayant oublié qui elle est. Nous ayant oublier tout deux, sans moi. Je savais que si, là, en cet instant j’allais à sa rencontre, toute sa vie en serai chamboulée ainsi que la mienne, c’est comme ça, je le sais et ce à cause de moi, je me dit aussi qu’ici, il ne lui arrivera rien, que si nous nous retrouvons, de nouveau après tant de millénaire, pourrais-je la protéger ? Pourrais-je prendre soin d’elle ? J’avais déjà échoué une fois, et voilà ce qui en à coûté… Mais cela est-il mieux pour elle ? Que de tourner en boucle, amnésique dans cette réalité, cela est-il mieux après tous ces périples, toutes ces recherches, de la laisser là … Me regardant timidement. Tout mon être voulait la retrouver la serrer dans mes bras, Mais nom d’un scrameutch hypocondriaque et hippopotomonstrosesquippedaliophobique… Mec !!! Elle est là… Enfin… Devant moi en ce moment même. C’est bien elle ! Cela ne fait aucun doute. Ici, à l'autre bout de cette embarcation.
Je lui esquissa un petit sourire, mais à vrai dire, ma nervosité avait dû laisser paraître quelque chose de bien étrange sur mon visage. Cela l'amusait, elle rigolait timidement, tout en me regardant. Je vibrait de tout mon être, à n'en plus comprendre ce qui arrivait. Mes instruments de bord s'affolaient, et je pris enfin la décision, enfin, d'aller la voir, et surtout de m’assurer que c'était bien elle.

J’approchais remontant le couloir central, me faufilant aux travers des passagers se tenant aussi aux rambardes, le temps ralentissant aux fils de mes pas. Je sentais l'émotion montée en moi. J'avançais d’un pas décidé. Et je savais qu'à partir de ce moment, il me faudra agir avec tact, moi, je me souvenais,elle non, elle ne me connais pas. Plus je me rapprochais, plus je la ressentais, je ressentais cette énergie forte dépassant tout ce qui peut exister. Et au moment ou j’arriva près d’elle, et allais ouvrir la bouche pour lui parler, mon être lui, avais largement anticipé, ma main était déjà dans la sienne, nous nous regardions langoureusement, sans mots ; ses yeux pétillais, je n’y croyais pas, mon autre main elle, alla se poser délicatement sur sa joue , elle me serra fort dans ses bras, et je réalisa que nous nous embrassions tendrement, au milieu de cette foule, au milieu de cette magnifique teinte orangée, parmi ces bateaux toutes voiles déployées reluisant au soleil,
et flottant dans les airs…

Le temps s’est arrêté …



Fin d'enregistrement.

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