Cette histoire m’eu été racontée un jour par un voyageur, il y a fort longtemps. A cette époque je n’étais pas celui que je suis aujourd’hui,
et ne pouvais la comprendre. Je l’ai tout de même gardée bien précieusement durant tout ce temps.
Elle est répertoriée ici aujourd’hui dans ce registre, car elle fait partie des plus intrigante et Mystérieuse…
Comprendra qui pourra ...
- Passerelle 2X-4.
- Année : 23 Septembre 2004.
- Lieu : Yosemite, Etat-unis.
Début d’enregistrement :
. Mon nom est Allan, Allan Beck. J’habite dans un petit village de West Valley près de Salt
Lake City avec ma Femme Sarah, ainsi que ma fille Letty. Je suis garde forestier. Cet été de l’année 2004, j’avais été muté
exceptionnellement, dans la réserve naturelle de Yosemite, à cause des incendies. Rohald, le Marshall de la réserve étant sur place,
m’avait certifié que ce serait plus comme une simple prévention de surveillance, afin d’avoir assez d’effectif en vue de la saison
s'annoncant, qui celle ci devait être normalement tranquille, donc je ne devais pas m’inquiéter selon.
En vérité j’étais plutôt enjoué d’aller leur prêter main forte, mais les tours de surveillance ne sont prévue que pour y accueillir
qu'une seule personne. J’étais plutôt triste de laisser Sarah et Letty, mais de leur côté, elles irais passer du temps chez mon beau frère
habitant près des côtes californiennes à quelques heures du parc, cela me rassurais. Et pourraient me rendre visite durant
la saison sans problème.
Après de longs au-revoirs, je fut donc partis pour quelques heures de routes, direction Yosemite. Et arriva en fin d’après midi sur
place. Je fut chaleureusement accueilli par le Marshall Rohald et son adjudant, le jeune Charles, qui m’invitèrent dans leur avant-poste
afin d'y partager un repas, ainsi qu’un bon café bien serré pour palier à la fatigue due au trajet. Le tout bien sûr avant de m’avoir
annoncé qu’il y avait quelque heures de marche afin d’atteindre ma tour de garde. Il me remis quelques outils essentiels,
carte détaillée du parc, boussole, une fabuleuse lampe, et un talkie walkie longue portée avec toutes les fréquences utiles,
dont celle de Neiyra, avec qui je ferai équipe une fois sur le secteur du parc de Yosemite. Neiyra, elle, est située sur la tour de garde nord
située à une vingtaines de kilomètres à vol d’oiseau de la mienne.
Je ne devais pas trop tarder, et rejoindre ma tour avant la nuit. Même si le sentier était bien balisé, il était plus confortable
d’y aller à la lueur du jour.
Je pris donc mon sac à dos, verrouilla ma voiture et me mis en chemin.
Yosemite est un endroit fabuleux, je pris tout de même le temps d’admirer la végétation, ainsi que le paysage durant mon avancée.
Et après quelques heures de marche, ayant gravis les quelques sentiers escarpés, admiré brièvement le panorama offrant le plus merveilleux
des coucher de soleil, j’aperçue enfin ma tour de garde. Las et fatigué, je monta paisiblement à la lueur de ma torche les
incalculables marches en métal de celle-ci, et y découvris enfin ma tanière perchée au sommet du monde pour les prochains mois,
un petit nid douillet de métal, de tôle ondulée et de bois doté d’un confortable lit, un poêle à bois d’une cuisine et d’un bureau
disposé dans le pourtour de la tour. Ainsi que d’une table en son centre, le tout offrant une vue panoramique au travers des énormes
baie vitrée sur le secteur de Yosemite. Au pied de la tour on y trouvait une petite cabane avec un atelier afin de bricoler au besoin,
ainsi que le stock de bois amicalement ravitaillé par son précédent occupant, et bien sûr une salle de bain.
Epuisé, je ne pris même pas le temps de fermer les stores des pourtours vitrés de la tour, me disant que ce serait bien plus sympas de
me réveillé à la lueur de l’aube. Mais sitôt ayant éteint la lumière et m’étant avachi dans ce confortable lit, un scintillement
vin perturbé ma quiétude.
Je me releva donc péniblement, et constata dans la pénombre, la lumière provenant de la tour Nord. Neiyra était certainement
en train de me faire des appel à l'aide sa torche. J’alla donc allumer mon poste émetteur récepteur et le régla sur son canal. Nous
commencèrent les présentation, qui s’enchaina par une agréable discussion m’ayant un temps soi peu fait oublier ma fatigue.
Neiyra m’eu informé que Yosemite est un endroit tranquille, hormis les préventions envers certain visiteurs inconcients sur les ours
et les animaux sauvages, la nourriture et quelques interdictions concernant les feux de camps ; ou bien aller récupérer des randonneurs s’étant égarés
dans le parc, il n’y a guère plus à faire, et cela lui convient parfaitement. Pour elle, c’était sa troisième année consécutive.
Et ensuite nous nous laissâmes, ce à quoi le confortable lit de la tour me rappela à l’ordre.
Le lendemain, la lueur de l’aube vin caressé ma joue, et je me réveilla doucement, constatant que face à moi le soleil faisait
son apparition, épousant de sa couleur orangé, cet océan de sapins m’entourant. Je me leva et alla préparer mon café.
J’avais tout prévu cette fois ci, fini les jus de chaussette immonde, ou bien le café instantané, d’ailleurs on ne devrait
même pas appelé cela du café … C’est un blasphème à mon goût au nom du saint café. Non cette fois ci j’eu apporté ma cafetière à
l’italienne ainsi que des grains torréfiés par un artisan, et bien sûr ma moulinette à main.
Ce qui me fit savourer sur la balcon de ma tour un lever de soleil, ainsi qu’un café des plus exquis.
La matinée passa paisiblement, je pris mes marques, discutant de temps à autre avec Neiyra grâce à mon Talkie Walkie,
tout en explorant les environs. Le secteur de Yosemite est particulièrement abrupte et de nombreux sentiers s’y entremêlent.
Fort heureusement ma carte est très utile pour me repérer et bien détaillée. Suite à ma ronde, je regagna ma tour afin de me préparer un
repas. Et c’est en début d’après midi si je me souviens bien, que je reçu directement un appel du Marshall : Un petit groupe trois
personnes on été signalés disparu aujourd’hui par leur proches, elles n’ont donné aucun signe de vie depuis plus d’une semaine
depuis leur départ.
Selon leur proches, ces trois personnes leurs avaient indiqué l’itinéraire qu’ils allaient emprunter durant leur séjour. Il s’agissait de la voie est,
le sentier Eucalyptus de mon secteur. Un sentier pas très difficile en soit, mais s’étendant sur 15 kilomètres. Le Marshall me demanda
donc de commencer à inspecter les alentours, car comme il me l’avait dit :
C’est souvent un cas récurent de vacances à rallonge qui engendre toute une peur panique à l’entourage. On se déplace
souvent pour rien, retrouvant les dit, disparu, en train de se faire griller des saucisses. Finissant par leurs donné
à contre coeur une verbalisation pour avoir allumé un feu de camps. Et bien entendu, ça sappe le moral de tout le monde :
Des campeurs n'ayant pas pu faire grillé leur saucisses, et nous aussi, car on aurait bien aimé se joindre à eux avec une
bonne bière fraîche à la suite de plusieurs heures de marche.
Après avoir pris ma lampe, de l’eau, une barre de ChoukouGalax ainsi que tout le matériel d’orientation, informé Neiyra de la
situation, je me mis donc en chemin. Durant mon avancée, après deux heures de marche, Neiyra me contacta sur mon Talkie,
me conseillant d’éviter de devoir passer la nuit la bas, à cause des Ours. Je la remercia donc chaleureusement pour cette appel,
et surtout pour cette information. Lui indiquant que grâce à elle, mon niveau de stress était passé de plus plus, à plus plus plus.
Ce qui l’a fit rire.Et bien entendu, et je ne manqua pas de lui indiqué qu’elle me devrait une tournée pour cela, une fois la saison
finie.
Deux heures de plus s’étaient écoulée depuis l’appel de Neiyra, et j’arrivais au bout du sentier Eucalyptus. Je n’avais toujours pas
la moindre trace des disparus. J’allais afin de ne pas prendre de risque, retourner à ma tour. J’avais juste le temps
d’y arriver avant que la nuit ne tombe.
Mais je fut interpelé alors que je rebroussais chemin, par un tissu de couleur rouge, ce dernier accroché à un arbre au dessus de la crête
face à moi. Je décida donc de quitter le sentier afin d’aller voir cela de plus près, et en y arrivant, je constata un petit
campement disimulé dans une clairière. Le morceaux de tissu en question appartenaient à une des tentes ayant été déchirée. Curieusement
c’était la seule. Les deux autres étaient intacte, l'une étant de couleur verte kaki et l’autre jaune. Les déchirures ne pouvaient
certainement pas provenir d’un animal de la réserve, je pouvais et aurais pu le certifié. Ou si c’était le cas, il devait probablement mesurer
plus de 3 mètres, être doté de griffes digne d’une mini pelle, et venir tout droit de Tchernobyl. Mais ce qui m’interpela le plus,
était de constater que le camp avait été laisser à la hâte. Les sacs à dos ainsi que les sacs de couchages jonchaient le sol.
Aucunes traces de lutte, hormis celle des animaux venu se servir dans les victuailles laissée sur place, une fois le camp déserté.
Je décida de les appeler un à un en criant leurs noms. Sachant tout de même qu’on ne me répondrait pas, je me mis en marche, et
commença à fouiller les recoins, à en oublier le temps impartis s’écoulant, et la nuit arrivant peu à peu, tellement pris dans mes recherches.
A ce moment ci, et pour être honnête, je n’est plus le souvenir d'avoir eu la notion du temps s’étant écoulé. Je me souvient
avoir lever les yeux au ciel, et y apercevoir au travers de la cimes des sapins, la lumière rougeâtre du crépuscule. Quand la raison
me revint, je voulu reprendre la direction de la tour. Or je constata que mes recherches m’avaient amener bien trop loin et le
retour devait se faire par un sentier bien trop abrupte et bien trop dangereux à emprunté de nuit. Eclairant difficilement ma carte,
tout en essayant de garder mon calme, je repéra à peu près l'endroit où je me situais. Et constata qu’à quelques kilomètres plus
au Nord, une cabane de chasseur y était indiqué. Mais aucun sentier n’y était répertorié, or le dénivelé était pratiquement le même
qu’ici, donc très peu risqué. Repensant à ce que m’avait dit préalablement Neiyra, je pris mon Talkie afin de la contacter,
afin de l’informé de la situation. Constatant la nuit s’installer. Et, à la lueur de ma torche, parmi les bruits de craquement de
branches aux alentours, je ne déplora que le crépitement de la friture de mon talkie, ainsi que le son de ma voix essayant de garder
son sang froid. Après plusieurs appels je me mis donc en chemin et, tout à la lueur de ma torche j’éclairais les alentours afin
de progresser aux travers des sapins. Bien que ma fatigue se faisait sentir de plus belle, je gardais tout de même le cap avec
ma boussole. La cabane se situait non loin d’une clairière menant ensuite aux sentiers de la tours nord… La tour De Neiyra. Et c’est
à ce moment ci que je me rendis compte du détour que j’avais dû faire, en vue de retrouver ces trois personnes disparue. Je commençais
à être inquiet sur le fait de regagner cette cabane de chasseur. Bien que la forêt se clairsemait au fil de mon avancée, ce qui me
facilitait la marche, la fatigue elle, me gagnait d’autant plus, n’ayant pas pris un instant pour me reposer. Il me faillait donc
redoubler d’effort. Et après une longue marche, je parvint enfin à cette fameuse cabane.
Elle était quelque peu délabrée mais pouvait m’offrir un abris pour la nuit. Je ramassa du bois au passage et ouvris les bras chargé,
la porte grinçante en bois afin d'allez à l’intérieur. Je me souvient que dans la foulée, à la lueur de ma torche tenu tant bien
que mal, éclairant bien plus le plafond que les alentours, distingué la petite cheminée d'où j’y déposa le bois, l’allumant dans la foulée.
Réconforté par la chaleur du feu, je fut pris inexorablement d'effrois dans la seconde, constatant des tableaux horrifique accroché
au mur tout autour de la pièce. Des visages tordus, torturés me fixaient de leur gros yeux terrifiant vides et globuleux. Fort
heureusement que, effondré par la fatigue, je me jeta sur le matelas poussiéreux de cette bicoque puis m’endormis sans trop de mal. Malgré ceci.
Au petit matin je sentis la lueur du jour à nouveau caresser mon visage. Recroquevillé sur moi même, j’esquissa un sourire de
soulagement. Comme j’était content de sentir ceci. Je m’assis péniblement sur le bord de ce matelas inconfortable et puant,
me frottant les yeux de mes deux mains en soupirant fortement. Quand je leva les yeux, les horribles tableaux avais laisser place
à des carreaux … Laissant passer la lumière du jour, et je distinguais la rougeur du soleil passer au travers de la cime des arbres.
Je resta un petit moment le regard plongé dans le vide et très vite, je détala de cet endroit en empoignant mes affaires au passage.
Marchant d’un pas déterminé et hâtif, sans me retourner,
et fila en direction de la tour nord, afin d’y retrouver Neiyra. Après quelques heures, j’arriva épuisé enfin à elle. Elle me servis
un café, enfin… Un jus de chaussette, mais j’étais tout de même tellement heureux d’en boire. Et de la Rencontrer aussi.
N'ayant que communiqué à l'aide de nos Talkies
Neiyra m’annonça qu’elle s’était beaucoup inquiétée, qu’elle passa une bonne partie de la nuit à essayer de me contacter par radio.
Et prenant subitement un ton grave, elle m’informa aussi que tôt ce matin, le Marshall la contacta pour lui dire que huit personnes
étant portée disparues depuis des années par ici ainsi que dans d’autres états, s’étaient ruée terrorisée à son bureau. Parmi les huit, les trois randonneurs faisaient
partie des disparus signalé hier après-midi.
Ne sachant trop que dire, avachi et fatigué, tenant de mes deux mains ma tasse de jus de chaussette, je fixais depuis la chaise de son bureau au travers de la baie vitrée,
les collines au loin. Et me sentais plutôt abasourdi. Quand elle me demanda comment fût ma nuit, je lui expliqua que j’avais du passer celle-ci dehors, et, rigolant avec elle,
je lui dit que les ours sont plutôt clément en cette saison.
Que ces derniers m’avaient tenu bien chaud. Mais que je n’oubliais pas qu’elle me devait une tournée, une fois la saison finie.
Je regagna après une longue discussion réconfortante ma tour de garde. Et fort heureusement, le reste de la saison fut paisible.
Savourant mon bon café matinal, devant de magnifiques lever de soleil, faisant mes petites rondes. Quelque part je me sentais
soulagé de quelque chose que je ne pourrais encore expliquer à ce jour. La saison passa, et avec Neiyra nous devinrent de très bon amis. Comme promis
elle paya sa tournée. Et je retrouva enfin ma femme Sarah, et ma petite pitchoune Letty.
Mais vous devez certainement vous demander pourquoi je n’eu parlé de cette cabane à Neiyra…
En vérité peu après avoir laisser précipitement cette dernière, je repris ma carte afin de retrouver le sentier menant à la tour Nord.
Tout en retraçant mon parcours, il n'y avait aucune cabane de chasse d'indiquée sur ma carte. Il en va de même que :
A votre avis ? Est-il cohérent de trouver une cabane de chasseur dans une réserve naturelle ?
Les huit personnes quand à elle n’ont jamais pu expliquer ce qui s’était passé, bien qu'elles tenaient des propos incohérents et flous, elles ont pu tout de même retrouver une vie normale…
Quand à moi, bien que cette nuit, je fut gagné par la fatigue la peur et l'anxiété, je sais ce que j'ai vu...
Et je peux affirmé que la cabane comptait bien huit fenêtres.
Fin d’enregistrement.